Glossaire


A

Actif

En anglais : Asset

Est appelé actif tout ce qui permet à l’entreprise de développer et gérer son activité, c’est-à-dire produire et vendre des biens et des services à ses clients. L’actif peut être immobilisé ou circulant. L’ensemble des actifs de l’entreprise sont rassemblés dans le bilan sous le terme générique d’Actif.

Actif circulant

En anglais : Current asset

Un actif est dit circulant s’il est renouvelé au rythme du cycle d’exploitation, c’est-à-dire s’il est utilisé sur un seul et unique cycle d’exploitation. Les stocks, ou valeurs d’exploitation, sont des actifs circulants, car ils sont constitués des matières premières progressivement transformées en produits finis en vue d’être expédiés chez les clients. Le crédit clients est, aussi, circulant, car il est constitué du chiffre d’affaires non encore encaissé en fin de cycle d’exploitation. Parmi les autres créances d’exploitation, on trouve en outre les charges payées d’avance, comme les acomptes versés aux fournisseurs. Enfin, le « dernier » actif circulant est la trésorerie qui est évidemment affectée par le cycle d’exploitation. On peut, aussi, dans une certaine mesure, assimiler « courant » et « à court terme », notamment par opposition à l’actif immobilisé qui représente l’activité permanente de l’entreprise dans une perspective de long terme (actif « non courant »).

Actif immobilisé

Les actifs immobilisés, ou immobilisations nettes, ne sont pas renouvelés au rythme d’exploitation. Par opposition à l’actif circulant, l’actif immobilisé contribue à des cycles d’exploitation successifs. On distingue, pour l’essentiel, les immobilisations corporelles, incorporelles et financières.

Actif sous-jacent

En anglais : Underlying asset

Une option est le droit d’acheter (call) ou de vendre (put) un actif appelé « actif sous-jacent ». Il peut s’agir d’un actif financier, par exemple une action ou un contrat à terme (future) de taux d’intérêt ou de change. Lorsqu’elle concerne un processus d’optimisation de l’exploitation ou une opportunité de business, l’option est dite réelle et l’actif sous-jacent est plus difficile à déterminer : produit issu de la recherche et développement ou ligne d’assemblage flexible.

Action

En anglais : Share

L’action est le titre de propriété émis par l’entreprise pour financer son activité. Elle est détenue par l’actionnaire. Plusieurs types d’actions peuvent coexister dans une même entreprise, notamment des actions ordinaires et des actions sans droit de vote. Le nombre d’actions s’accroît lorsque l’entreprise procède à une augmentation de capital. Lorsqu’elle rachète ses actions, le nombre d’actions en circulation diminue. Une fois rachetées, ces actions peuvent être annulées, ce qui réduit le nombre d’actions existantes.

Actionnaire

En anglais : Shareholder

L’actionnaire est le propriétaire de l’entreprise, car il en détient les droits de propriété, à savoir les actions. Il investit dans l’entreprise en achetant des actions émises par celle-ci et / ou en acceptant que tout ou partie du résultat net distribuable soit réinvesti dans l’activité. Ce réinvestissement est comptabilisé dans les réserves. L’actionnaire dispose d’un droit sur les bénéfices, au même titre que d’un droit à l’information (limité par des contraintes de confidentialité, voir asymétrie d’information) et d’un droit de vote pour les actions ordinaires qui lui permet, notamment, d’approuver les résultats et de nommer les administrateurs.

Actions en circulation

En anglais : Outstanding shares

Les actionnaires d’une entreprise peuvent décider de réduire leur investissement au travers d’un rachat d’actions. Ces dernières sont, alors, rachetées par l’entreprise qui, ainsi, détient ses propres droits de propriété. Les actions non détenues par l’entreprise sont dites « en circulation ». Seules les actions en circulation disposent des droits habituels : information, vote et dividende.

Agences de notation financière

En anglais : Rating agency

Organismes indépendants chargés de produire une estimation du risque de défaillance de dettes financières émises par une entreprise en fonction du montant et de la maturité. Leur opinion est publique. Les trois principales agences sont Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch IBCA. Par exemple, S&P va noter AAA une dette à long terme dont la probabilité de défaut est pratiquement nulle.

Amortissement

En anglais : Amortization

Lorsqu’une matière première est consommée par l’exploitation, elle passe en charge dans le compte de résultat. La caractéristique d’une immobilisation est qu’elle va être utilisée pendant plusieurs périodes consécutives. L’amortissement constate sa « consommation » progressive. Par exemple, si une machine est achetée pour 20.000€ et sera utilisée pendant 5 ans, l’entreprise va constater une charge d’amortissement de 4.000€ par et, ainsi, allouer de manière équitable le coût total de l’investissement aux différents produits fabriqués par la machine pendant sa durée d’exploitation. On voit bien qu’il serait absurde de passer en charge l’intégralité des 20.000€ en charge l’année de l’acquisition, ce qui alourdirait de manière inéquitable le coût de revient des produits fabriqués cette même année. Par opposition aux autres charges, l’amortissement est une pure écriture comptable qui ne donnera lieu à aucune sortie de fonds : le seul flux constaté était l’investissement lui-même, l’amortissement n’en est que la « mémoire ».

Analyse de sensibilité

En anglais : Sensitivity analysis

Ce processus managérial fondamental consiste à identifier tous les paramètres d’une valorisation (d’investissement ou d’entreprise) susceptible de modifier substantiellement la valeur calculée. Cette interaction entre le financier et l’opérationnel permet d’identifier les sources de risques mais, aussi, d’opportunités et constitue une étape critique dans la création de valeur. Les paramètres identifiés comme « sensibles » font l’objet d’un suivi rigoureux après la mise en œuvre de l’investissement ou de l’acquisition.

Annuité

En anglais : Annuity

Montant constant payé pendant un certain nombre d’années par une entreprise, par exemple pour rembourser sa dette financière, ou généré par un actif dans le cadre d’un investissement. Les tables financières donnent la valeur actuelle d’une annuité à x% pendant n années.

Asymétrie d’information

En anglais : Information asymmetry

En tant que propriétaire de l’entreprise, l’actionnaire est censé savoir ce qui se passe chez lui. Or, pour d’évidentes raisons de confidentialité et dans le respect des réglementations en vigueur, l’entreprise va limiter sa communication à tout ce qui peut être dit sans nuire à son succès futur. Elle va, ainsi, être très discrète quant à ses projets (produits nouveaux, marchés, acquisitions). Or, sa valeur réside dans sa capacité à être performante dans le futur. Donc, l’investisseur ne reçoit qu’une faible partie de l’information lui permettant de décider de conserver ou de vendre ses actions. Par contre, les managers de l’entreprise utilisent cette même information au quotidien : ils sont initiés. Il y a, donc, une forte asymétrie d’information entre ceux qui possèdent l’entreprise et ceux qui la gèrent. Ce phénomène se constate sur toute transaction dans laquelle l’acheteur dispose de moins d’information que le vendeur sur les caractéristiques du produit qu’il achète. Ce phénomène est l’un des terrains de recherche fondamentale et appliquée les plus prometteurs de la microéconomie contemporaine.

B

Banque

En anglais : Bank

Pour financer son exploitation, l’entreprise dispose, pour l’essentiel, de deux types de financement : les capitaux investis par l’actionnaire et la dette mise à disposition par les créanciers. La banque contribue au financement par la dette financière, c’est-à-dire la dette portant intérêt. L’entreprise paie à la banque des frais financiers qui constituent une sorte de loyer réglé en échange de la possibilité temporaire qui lui est donnée d’utiliser ces fonds qui ne lui appartiennent pas.

Besoin en fonds de roulement

En anglais : Working capital requirement

Ce montant représente les fonds investis et dormants dans le cycle d’exploitation. Les principaux postes sont le stock, le crédit-clients et le crédit-fournisseurs. Il est souvent positif, parfois négatif lorsque l’encaisse clients est immédiate, notamment dans le cas de la grande distribution. Ces fonds immobilisés génèrent un coût financier, des charges d’exploitation, voire des charges exceptionnelles sans générer la moindre valeur. De plus, il est clair que les fonds immobilisés dans le BFR seraient mieux employés s’ils étaient investis dans des actifs immobilisés créateurs de valeur. L’objectif de toute direction financière est, donc, de le réduire.

Bêta ou ß

En anglais : Beta

Le ß traduit le risque systématique de l’actif, c’est-à-dire la sensibilité relative de sa rentabilité par rapport au risque non diversifiable, à savoir l’évolution favorable ou défavorable de l’économie. Un modèle permet de quantifier ce coefficient : Modèle D’Évaluation des Actifs Financiers (MEDAF). La formule de calcul statistique qui donne le ß est, pour un actif i : ßi = cov (Ri ; Rm) / Var (Rm). Cette formule présente deux inconvénients majeurs : elle est sensible aux caractéristiques statistiques choisies (pas statistique, durée) et, surtout, elle décrit le passé (données historiques), alors que seul le futur est pertinent pour l’investisseur.

Bilan

En anglais : Balance sheet

Le bilan est le document comptable qui décrit l’ensemble des actifs possédés par l’entreprise et la manière dont ils sont financés. Les ressources, qui ont permis de financer l’actif, sont présentées au passif du bilan. L’équilibre du bilan traduit la nécessaire égalité entre ressources et emplois de fonds.

BNPA

Le Bénéfice Net Par Action se calcule en divisant le résultat net dégagé par l’entreprise et susceptible d’être attribué au actionnaires par le nombre d’actions en circulation. Le BNPA est, notamment, utilisé pour calculer le ratio boursier le plus courant, le PER ou P/E.

Bon de souscription d’action(s) ou BSA

Un BSA est une option d’achat (call, warrant) portant sur une action nouvelle à créer.

C

Capacité d’autofinancement (CAF)

La CAF mesure les flux de fonds potentiellement généré par le cycle d’exploitation. En calculant la capacité d’autofinancement comme la somme du résultat net et de l’amortissement, on ne fait rien d’autre que de reprendre le compte de résultat en retirant la charge d’exploitation qui ne donnera lieu à aucune sortie de fonds, l’amortissement. La CAF ne se transformera en trésorerie qu’après avoir pris en compte la variation du besoin en fonds de roulement, ce qui conduit au cash-flow d’exploitation décrit dans le tableau de financement.

Capital

En anglais : Capital

Le capital (social) représente l’ensemble des actions existantes émises par l’entreprise. Les actionnaires ont contribué au financement de l’entreprise en achetant des actions émises et en payant, éventuellement, une prime d’émission en complément de la valeur nominale des actions.

Capitalisation boursière

En anglais : Market capitalization

Il s’agit de la valeur boursière de l’entreprise, calculée en multipliant le cours de bourse (dernier, moyen) par le nombre d’actions en circulation. Si la capitalisation boursière est supérieure (resp. inférieure) aux capitaux propres comptables, l’entreprise est en situation de goodwill (resp. badwill), elle a créé (resp. détruit) de la valeur pour ses actionnaires.

Capitaux engagés (CE) ou capitaux investis

En anglais : Invested capital

Les capitaux engagés représentent l’ensemble des fonds investis par l’entreprise dans son outil d’exploitation. Ils se calculent comme la somme des actifs immobilisés et du besoin en fonds de roulement, déduction faite des passifs d’exploitation à long terme. Les capitaux engagés sont financés par les ressources financières nettes.

Capitaux permanents

En anglais : Long term resources

Les capitaux permanents rassemblent l’ensemble des ressources, qu’elles soient financières ou opérationnelles, dont le remboursement n’interviendra pas à court terme. Ces ressources ne font, donc, pas peser de risque de liquidité immédiat sur l’entreprise. Les actifs immobilisés, non liquides et très précieux pour l’entreprise car créateurs de valeur ajoutée, doivent être intégralement financés par les capitaux permanents, ce qui se traduit par un fonds de roulement positif.

Capitaux propres (CP) ou Fonds propres (FP)

En anglais : Shareholders’ equity

Les capitaux propres représentent l’ensemble des fonds investis par les actionnaires au cours de la vie de l’entreprise. Les actionnaires ont investi en souscrivant à des augmentations de capital (capital et primes d’émission) et en acceptant de réinvestir tout ou partie du résultat net (réserves). Ils ont désinvesti lorsqu’ils ont apporté leurs titres à un plan de rachat d’actions. Les capitaux propres se calculent, donc, comme suit : capital (social) + primes d’émissions + réserves – actions auto-détenues.

Cash-flow disponible

Les cycles d’exploitation permettent à l’entreprise de dégager un cash-flow d’exploitation. Ce dernier contribue à financer tout ou partie des investissements. La différence entre le cash-flow d’exploitation et les dépenses d’investissement représente le cash-flow disponible. Lorsqu’il est positif, l’entreprise dispose de fonds excédentaires qui vont permettre de distribuer un dividende, de rembourser la dette financière et / ou de racheter les actions. Dans le cas contraire, l’entreprise va devoir mobiliser des ressources financières pour financer la part des investissement non financés par le cash-flow d’exploitation. Le cash-flow disponible est au cœur du tableau de financement.

Cash-flow d’exploitation

En anglais : Operating cash flow

Le tableau de financement explique comment l’entreprise a, au cours d’un exercice donné, financé ses investissements. Le cash-flow d’exploitation représente les flux de fonds générés par les cycles d’exploitation. Il est calculé en soustrayant la variation du besoin en fonds de roulement de la capacité d’autofinancement. La CAF représente la trésorerie potentiellement générée par l’activité. La variation de BFR traduit le décalage temporel entre la constatation du résultat et son encaissement. Le cash-flow d’exploitation doit être positif ; dans le cas contraire, l’entreprise doit mobiliser des ressources financières externes (dettes et capitaux propres) avant même d’avoir engagé la première dépense d’investissement.

Communication financière (relation avec les investisseurs)

En anglais : Financial communication (investor relation)

La nécessaire asymétrie d’information exige de la part de l’entreprise un effort significatif pour rester en contact avec les investisseurs. Le métier de la communication financière est né au début des années quatre-vingt et n’a cessé de prendre de l’importance depuis lors. Elle recouvre, bien au-delà de la communication légale croissante, une information économique complète. Cette dernière doit être permanente, car il n’y a rien de pire que de ne communiquer avec les marchés qu’au moment où l’on a besoin d’eux.

Comparables

En anglais : Comparables (or Multiples)

Voir : Multiples

Compte de résultat

En anglais : Income statement or P&L

L’un des trois documents comptables de base avec le bilan et le tableau de financement. Il confronte la totalité des produits d’exploitation (ventes, chiffre d’affaires, top line) avec leur coût de revient complet. La dernière ligne (résultat net, bottom line) est positive si l’entreprise a, en moyenne pendant l’exercice, vendu au-dessus de son coût de revient. Elle a, ainsi, rempli ses obligations contractuelles en rémunérant toutes les parties prenantes (stakeholders) et va rémunérer ses actionnaires (shareholders) avec le résultat net qui leur est partiellement distribué sous forme de dividende. L’entreprise ne sera qualifiée de rentable que si ce même résultat net est suffisant pour rémunérer l’immobilisation des capitaux et le risque encouru par les actionnaires (voir résultat économique).

Coupon

En anglais : Coupon

Il s’agit de l’intérêt payé par l’entreprise au porteur d’obligation. Le terme vient de l’époque où les titres financiers n’étaient pas dématérialisés. Alors, l’obligataire détachait physiquement le coupon pour le porter à la banque et recevoir son équivalent monétaire. On utilise, parfois, le mot de coupon pour désigner le taux d’intérêt de la dette obligataire.

Courant / non courant

En anglais : Current vs. non current

Ce mot a deux significations différentes suivant le document comptable dans lequel il apparaît. Dans le bilan, « courant » est synonyme de « court terme ». La traduction anglaise current désigne , aussi, l’actif circulant, à maturité courte. A contrario, « non courant » signifie évidemment « long terme ». Dans le compte de résultat, est qualifié de « courant » tout ce qui est « hors éléments exceptionnels ».

Coût de capital ou CMPC

En anglais : Cost of capital (weighted average….) or WACC

Le coût de capital est le coût moyen pondéré des ressources financières. Il est calculé à partir des attentes des investisseurs en termes de rendement et de leur investissement respectif dans l’entreprise. Une entreprise est rentable si elle dégage une rentabilité économique supérieure au coût de capital (voir résultat économique). Un projet d’investissement est rentable si sa rentabilité intrinsèque (taux interne de rentabilité) est supérieure au coût de capital. La valeur d’une entreprise réside dans sa capacité à dégager des flux de liquidités actualisés au coût de capital. On voit, ainsi, le rôle central joué par le concept de coût de capital dans la finance d’entreprise.

Coût de revient des ventes

En anglais : Cost of sales or cost of goods sold

Parmi les coûts d’exploitation, on distingue les charges de production des autres charges (administration, R&D, …). Le coût de revient des ventes est égal à l’ensemble des coûts de production (fabrication) liés aux produits vendus pendant l’exercice.

Coût financier

En anglais : Financing cost

Comme son nom l’indique, ce coût est lié au financement de l’entreprise. On distingue deux coûts financiers : les frais financiers, payés aux créanciers financiers de l’entreprise (banques, porteurs d’obligation, …), et le coût des capitaux propres, c’est-à-dire la rémunération attendue par les actionnaires. Les frais financiers apparaissent dans le compte de résultat, le coût des capitaux propres dans le calcul du résultat économique.

Coût ou charge

En anglais : Cost

On qualifie de coût toute consommation (matière, travail, immobilisation, …) de l’exercice liée aux produits fabriqués (coût de production) ou vendus (coût de revient des ventes). Ces coûts engendrent, en général, un flux monétaire sortant, à l’exception de l’amortissement qui est une pure écriture comptable.

Coût ou charge d’exploitation

Parmi les différents coûts de revient, on distingue ceux qui relèvent de l’activité de l’entreprise, les coûts et charges d’exploitation, des coûts de financement, notamment les frais financiers, et de l’imposition des bénéfices (impôt sur les sociétés). Une charge d’exploitation traduit, ainsi, une consommation liée aux capitaux engagés.

Création de valeur ou MVA

En anglais : Value creation or Market Value Added (MVA)

Il y a création de valeur lorsque l’investisseur constate que l’actif qu’il détient a une valeur supérieure à son coût de revient. Par exemple, la valeur actuelle nette positive d’un investissement traduit une création de valeur. On mesure la MVA d’une société coté en calculant la différence entre sa capitalisation boursière et ses capitaux propres comptables. Dans le long terme, la création de valeur est positivement corrélée au résultat économique.

Credibility gap

En anglais : Credibility gap

Une société souffre d’un crédibility gap lorsqu’il existe une différence notable entre sa situation réelle et la manière dont elle est perçue par le marché. Ce phénomène se constate, entre autres, lors d’un changement de modèle stratégique (secteur, positionnement) ou à la fin d’une période de restructuration. Dans ces conditions, le marché boursier est plutôt attentiste et observe l’entreprise pendant une certaine période. Une fois rassuré par la récurrence des résultats de l’entreprise, le marché ajustera son appréciation à la valeur fondamentale de la firme. Pendant toute la période de credibility gap, l’accès de l’entreprise aux marchés de capitaux est assez perturbé avec une difficulté réelle de lever des fonds en utilisant, notamment, des instruments hybrides tels que les obligations convertibles.

Crédit Clients

En anglais : Accounts receivable (trade…)

Le crédit clients traduit le délai de règlement entre le moment où l’entreprise constate le produit d’exploitation (expédition du produit, réalisation du service) et le moment où elle reçoit les fonds de son client. Les délais de règlement varient suivant le pays (en général, de 30 à 90 jours, parfois davantage) et suivant le pouvoir respectif de négociation du client avec son fournisseur. Le crédit clients apparaît à l’actif (emploi) du bilan et dans le besoin en fonds de roulement.

Crédit Fournisseurs

En anglais : Accounts payable (trade…)

Contrepartie du crédit clients, le crédit fournisseurs traduit le délai entre la réception du produit (ou service) et le règlement du fournisseur. Le crédit fournisseurs apparaît au passif (ressource) du bilan en dette d’exploitation et est inclus dans le besoin en fonds de roulement.

Croissance

En anglais : Growth

La croissance joue un double rôle en finance. D’une part, elle « accélère » la performance de l’entreprise dans le processus de création (ou de destruction) de valeur, d’autre part, elle est consommatrice de ressources financières. La clé de la création de valeur est la rentabilité, la croissance ne faisant qu’amplifier le résultat économique. La croissance ne peut, donc, pas être considérée comme un objectif stratégique premier, mais comme un amplificateur de performance ou un moyen d’atteindre la performance, par exemple au travers d’économies d’échelle.

Croissance admissible

En anglais : Sustainable growth (self…)

C’est le taux maximal de croissance qu’une entreprise peut supporter sans détériorer sa structure financière (augmentation du levier financier) et sans faire appel à ses actionnaires sous la forme d’augmentation de capital. Si la croissance réelle l’emporte sur la croissance admissible, l’entreprise devra choisir entre émettre des actions (dilution), augmenter son ratio d’endettement (risque financier) et réduire son dividende (signal négatif). La comparaison entre croissances réelle et admissible apporte, donc, une information précieuse quant à l’évolution des besoins de financement des entreprises.

Croissance organique, externe

En anglais : Organic, external growth

La croissance organique est réalisée « en interne » alors que la croissance externe entraîne l’acquisition de sociétés ou de divisions de groupes. La croissance organique doit, dans le long terme, être financée par le cash-flow d’exploitation. Une société qui met en œuvre une politique agressive de croissance externe connaîtra vraisemblablement un cash-flow disponible négatif dans le moyen terme et devra résoudre les problèmes de financement si sa croissance totale devient supérieure à sa croissance admissible.

Cycle d’exploitation

En anglais : Operating cycle

Le cycle d’exploitation démarre au moment où l’entreprise reçoit les matières premières en provenance de ses fournisseurs et s’achève lorsqu’elle a encaissé l’intégralité des fonds dus par ses clients. Entretemps, elle doit financer le cycle d’exploitation, c’est-à-dire ses stocks et son crédit clients, notamment grâce au crédit fournisseurs. Le montant des capitaux nécessaires pour financer le cycle d’exploitation s’appelle le besoin en fonds de roulement.

D

Défaut ou défaillance

En anglais : Default

Dans le cadre de son activité, l’entreprise prend des engagements contractuels, notamment auprès de ses créanciers financiers. Le risque de défaut est le risque que l’entreprise ne soit pas en mesure d’honorer ses engagements ; dans le cas de la dette, l’entreprise ne peut pas payer les frais financiers ou rembourser le capital emprunté à l’échéance. Souvent évoqué dans le cas de la dette financière, le risque de défaut s’applique, en fait, à l’intégralité des parties prenantes avec lesquelles l’entreprise entretient des relations contractuelles.

Dette

En anglais : Debt or liability

Ce terme générique recouvre tout ce qui est dû par l’entreprise. Ce qui est dû, mais pas encore payé, constitue une ressource. C’est pourquoi les dettes apparaissent au passif de l’entreprise.

Dette d’exploitation ou opérationnelle

Les dettes sont de natures différentes suivant leur origine. Une dette d’exploitation a été générée dans l’activité industrielle de l’entreprise à l’exclusion de son financement. Pour simplifier, on qualifie de dette d’exploitation toute dette non financière, c’est-à-dire toute dette ne portant pas intérêt contractuel. Parmi les dettes d’exploitation « classiques », citons le crédit fournisseurs et les dettes fiscales et sociales (TVA à payer, charges sociales à payer, etc.).

Dette financière

En anglais : Financial debt

Une dette financière est un contrat conclu entre l’entreprise et un créancier financier, c’est-à-dire toute personne physique ou morale qui exige de l’entreprise le paiement d’un loyer (frais financiers, coupon) en échange de la mise à disposition de fonds pour une durée donnée. Les dettes financières se traduisent par un risque accru, car les frais financiers sont des coûts fixes dans le compte de résultat. Un niveau d’endettement trop élevé fera peser un risque de défaut sur l’entreprise. Il faut noter que la rémunération de la dette apparaît en charge dans le compte de résultat. L’augmentation et le remboursement de la dette apparaissent dans le tableau de financement.

Dettes financières nettes ou endettement financier net

En anglais : Net financial debt

Pour évaluer la position nette d’endettement de l’entreprise, on déduit la trésorerie des dettes financières, sachant que celle-là peut être mobilisée pour rembourser celles-ci.

Dilution

En anglais : Dilution

Lorsqu’une entreprise émet des actions, ces dernières sont, sauf exception, proposées aux actionnaires existants au pro rata de leur participation afin de leur permettre, s’ils décident d’exercer leur droit de souscription, de conserver une part constante du capital et d’éviter, ainsi, la dilution. Être dilué, c’est voir sa participation diminuer en pourcentage, même sans vendre ses actions. L’inverse de la dilution est la relution. Demander aux actionnaires d’accepter de renoncer à leur droit préférentiel de souscription afin de permettre à un nouvel entrant de prendre une part significative du capital, c’est forcer la dilution des actionnaires existants.

Diversification

En anglais : Diversification

Il ne s’agit pas là de la diversification au sens stratégique du terme, mais de la diversification d’un portefeuille d’actifs. L’objectif d’une telle opération est de réduire le risque sans affecter la rentabilité. Il est bien connu qu’un portefeuille constitué de deux titres, dont l’espérance de rendement est de 10%, a lui-même une espérance de rendement de 10%. Par contre, la volatilité de son rendement va être d’autant plus réduite que les titres voient leurs rentabilités respectives évoluer en sens contraires. Ceci étant, la diversification la plus sophistiquée ne permettra à un portefeuille de réduire à néant son risque, c’est-à-dire la variabilité de son rendement.

Dividende

En anglais : Dividend

Le dividende est la partie du résultat net (part du groupe) que les actionnaires décident de se distribuer sur proposition du conseil d’administration. Concrètement, le versement du dividende se traduit par un décaissement de l’entreprise et un encaissement symétrique de l’actionnaire, le cours de bourse s’ajustant automatiquement à la baisse du montant du dividende au moment exact du versement. Il s’agit d’un transfert et non d’une création de valeur, le patrimoine de l’actionnaire restant globalement inchangé. Il est clair qu’une société en forte croissance va limiter sa distribution (voir croissance admissible), alors qu’une société à maturité va augmenter son taux de distribution. Le dividende est comptabilisé en revenu par l’actionnaire, ce qui implique le versement d’un impôt, phénomène plus ou moins pénalisant suivant, notamment, l’âge de l’actionnaire. L’évolution du dividende constitue, enfin, un signal envoyé par l’entreprise dans le cadre de sa politique de communication financière. La théorie financière a beaucoup étudié la relation entre politique de dividende et création de valeur sans développer de modèle unanimement accepté.

E

Écart de crédibilité

Une société souffre d’un credibility gap lorsqu’il existe une différence notable entre sa situation réelle et la manière dont elle est perçue par le marché. Ce phénomène se constate, entre autres, lors d’un changement de modèle stratégique (secteur, positionnement) ou à la fin d’une période de restructuration. Dans ces conditions, le marché boursier est plutôt attentiste et observe l’entreprise pendant une certaine période. Une fois rassuré par la récurrence des résultats de l’entreprise, le marché ajustera son appréciation à la valeur fondamentale de la firme. Pendant toute la période de credibility gap, l’accès de l’entreprise aux marchés de capitaux est assez perturbé avec une difficulté réelle de lever des fonds en utilisant, notamment, des instruments hybrides tels que les obligations convertibles.

Écart-type

En anglais : Standard deviation

En statistique, l’écart-type mesure l’écart moyen entre les valeurs prises par une variable aléatoire et sa moyenne. Par exemple, un titre financier dont la distribution équiprobable de rendement est 10% / 30% a une moyenne (espérance) de rendement de 20% avec un écart-type de 10%. La mesure classique du risque d’un actif est l’écart-type de son rendement, ce qui reste, dans beaucoup de cas, une information très pertinente. Mais, l’apparition d’actifs de plus en plus complexes a exigé le développement d’approches plus sophistiquées du risque.

Effet de levier

En anglais : Leverage effect

La structure d’endettement d’une firme a un impact, positif ou négatif, sur la rentabilité financière dégagée par les actionnaires. L’effet de levier mesure cet impact et se calcule comme la différence entre la rentabilité financière de l’entreprise endettée et la rentabilité de la même entreprise si elle n’était financée que par des capitaux propres à l’exclusion de toute dette financière. Clairement, dans ce dernier cas, la rentabilité financière se confond avec la rentabilité économique (ROCE) après impôts, car cette dernière est directement attribuable à l’actionnaire, sans créancier financier à rémunérer. On montre que l’effet de levier est positif (l’augmentation de l’endettement accroît la rentabilité financière) lorsque la rentabilité économique est supérieure au taux d’intérêt de la dette financière.

Euronext

En anglais : Euronext

Voir : NYSE

Excédent brut d’exploitation ou EBITDA

En anglais : EBITDA

L’excédent brut d’exploitation est calculé à partir du chiffre d’affaires dont on déduit les seules charges d’exploitation qui généreront un décaissement. Sont, donc, exclues les charges d’amortissement des immobilisations corporelles (depreciation) et incorporelles (amortization). L’abréviation EBITDA est auto-explicative : earnings before interest, taxes, depreciation & amortization signifie que le solde intermédiaire de gestion calculé représente un profit de trésorerie (avant amortissement) déterminé avant de rémunérer la dette financière et de payer l’impôt à l’État. L’EBITDA est central dans toute valorisation, car la valeur d’un actif financier réside dans sa capacité à générer des flux de fonds et non pas des résultats comptables. L’EBITDA est une sorte de « promesse » de flux, donc une source de valeur. Il entre dans le calcul des flux de fonds actualisés pour évaluer un investissement ou un business.

F

Financement de projet

En anglais : Project finance

Le financement de projet est une technique qui consiste à placer un actif dans une structure dédiée. L’actif génère des flux affectés aux différentes tranches de financement suivant un processus hautement contractualisé. Le financement de projet conduit à une ingénierie financière et juridique très complexe, faisant appel à des techniques de modélisation sophistiquées. Il s’est particulièrement développé dans le cadre des partenariats public – privé qui ont connu un succès considérable initié dans le monde anglo-saxon.

Flexibilité

En anglais : Flexibility

Une entreprise est flexible si elle est capable de capturer les opportunités qui se présentent à elle. La flexibilité est d’autant plus valorisée que le futur est incertain et il est, parfois, judicieux d’investir, aujourd’hui, dans la flexibilité afin d’être capable, demain, de réagir avant la concurrence et de s’approprier une création de valeur. Par exemple, être sous-endetté constitue une source de flexibilité, car cela permet à l’entreprise de capturer une option de croissance (investissement industriel, acquisition) sans être contraint par le manque de ressources financières. La flexibilité est identifiable à une option dite « réelle », dont la valorisation est toujours délicate, rarement fiable.

Fonds de roulement

En anglais : Working capital

Le fonds de roulement représente l’excédent des capitaux permanents sur l’actif immobilisé. Il doit, dans la plupart des cas, être positif. Dans le cas contraire, une partie de l’actif immobilisé sera financée par de la dette à court terme et fera peser sur le cœur de la création de valeur un risque de liquidité très élevé. L’exception est le cas d’entreprises dont le besoin en fonds de roulement est tellement négatif que la trésorerie nette est positive, ce qui retire tout risque de non remboursement de la dette à court terme. Autrefois, le fonds de roulement était calculé par différence entre l’actif circulant et le passif circulant, ce qui aboutissait au même résultat calculé, mais ne permettait pas d’introduire une réflexion sur le financement des immobilisations et, surtout, introduisait une confusion regrettable avec le besoin en fonds de roulement.

Frais financiers

En anglais : Interest expense

Les créanciers financiers, banquiers et porteurs d’obligations, exigent une rémunération contractuelle pour la mise à disposition de fonds pour une durée donnée. Cette rémunération, les frais financiers, est calculée en multipliant le montant de la dette par un taux d’intérêt (temps + risque). Les frais financiers sont des coûts fixes dans le compte de résultat et contribuent au risque financier de l’entreprise.

Free cash-flow ou FCF

En anglais : Free cash flow

Le free cash-flow est le flux de trésorerie généré par l’exploitation d’un actif ou d’un business. Ce flux va être actualisé au coût de capital pour prendre en compte la rémunération attendue par les investisseurs et obtenir la valeur actuelle financière de l’actif. Il se calcule en déduisant les flux d’investissements (investissements industriels et variation du besoin en fonds de roulement) des flux d’exploitation (EBITDA après impôts et économies d’impôts générées par l’amortissement fiscalement déductible). La simple lecture des composants d’un FCF permet de comprendre pourquoi une société à forte intensité capitalistique (investissements très lourds) doit nécessairement dégager des profits d’exploitation (EBITDA) élevés. En effet, dans le cas contraire, le FCF est négatif, ainsi que la valeur de la firme !

Fusions et Acquisitions ou FusAcq ou M&A

En anglais : Mergers & acquisitions (M&A)

Il s’agit d’opérations de prise de contrôle ou de rapprochement d’entreprises, cotées ou non, éventuellement par voie d’offre publique d’achat ou d’échange.

G

Goodwill ou survaleur ou écart d’acquisition

En anglais : Pecking order

Le goodwill apparaît lors de la consolidation par intégration globale des sociétés contrôlées. Il représente la partie du prix d’achat d’une entreprise qui n’a pu être affectée ni à son actif net réévalué, ni aux actifs créés par cette société et n’apparaissant pas à son bilan, comme une marque ou un fonds de commerce qu’elle a développé dans son activité. Les normes IFRS appliquées à partir des comptes publiés en 2005 ne demandent pas de pratiquer un amortissement systématique du goodwill, mais le soumettent au processus d’impairment.

Hiérarchisation des financements ou pecking order

Ce concept décrit la succession de ressources financières mobilisées par l’entreprise pour financer sa croissance et ses investissements. Le pecking order, littéralement « ordre de picorage », choisi par l’entreprise n’est pas fonction du coût respectif des ressources financières, mais de leur facilité d’accès. Ainsi, l’entreprise mobilise, en premier lieu, sa capacité d’autofinancement, car ce processus ne nécessite pas de convaincre le banquier ou l’actionnaire. Une fois la CAF entièrement consommée, l’entreprise va voir son banquier qui est moins exigeant que l’actionnaire en termes de rentabilité exigée. Il ne mobilise celui-ci qu’en dernier, car son exigence est maximale. Entre le banquier et l’actionnaire, on trouve l’investisseur qui place ses fonds dans les outils hybrides de financement. Ainsi, le pecking order comprend, successivement, la capacité d’autofinancement, puis la dette « pure », puis les quasi fonds propres et, enfin, les fonds propres. L’observation empirique des entreprises n’a permis ni de confirmer, ni d’infirmer cette théorie.

I

Immobilisations corporelles

En anglais : Tangible fixed assets

Les immobilisations corporelles sont matérielles par nature : terrain, construction, outillage. Elles relèvent de la réalité physique, par opposition aux immobilisations incorporelles. Un terrain ne s’amortit pas. Toute autre immobilisation corporelle s’amortissement sur une durée correspondant à sa durée probable d’utilisation.

Immobilisations financières

En anglais : Financial fixed assets

Les immobilisations financières sont de natures très diverses. Une participation minoritaire dans une société non contrôlée est comptabilisée en immobilisation financière et consolidée, éventuellement, par équivalence si elle est significative. Appartiennent aussi à cette catégorie les prêts à long terme à destination des filiales non consolidées et le financement des ventes à long terme (automobile, informatique,…).

Immobilisations incorporelles

En anglais : Intangible fixed assets

Sont qualifiées d’incorporelles toutes les immobilisations de nature immatérielle : brevets, licences, fonds de commerce, marques, droits de propriété intellectuelle, logiciels, écarts d’acquisition. Les normes comptables IFRS mises en œuvre à partir de 2005 ont modifié les modalités d’amortissement des immobilisations incorporelles. L’amortissement éventuellement pratiqué (certaines immobilisations, comme les marques, n’étaient pas amorties) a été remplacé par le processus d’impairment.

Impairment

En anglais : Impairment

Au minimum une fois par an (tous les semestres si les auditeurs l’exigent), via un impairment test, les entreprises doivent confronter la valeur financière de leurs immobilisations avec leur valeur comptable et ajuster cette dernière à la valeur financière si celle-ci lui est inférieure. Ce processus se traduit, alors, par une provision pour dépréciation d’actif.

Impôt sur les sociétés (IS)

En anglais : Income tax

Cet impôt est généré par la constatation d’une différence positive entre les produits et les charges d’exploitation et financières. Le taux d’imposition varie significativement d’un pays à l’autre. Lorsqu’une entreprise a réalisé des pertes, elle est en droit de les reporter sur des exercices bénéficiaires ultérieurs dans une sorte de consolidation inter-périodes des bénéfices (carry forward). Certaines législations permettent d’affecter les pertes aux exercices antérieurs (carry back), ce qui se traduit par un remboursement d’impôt.

Impôts

En anglais : Taxes

Les entreprises sont soumises à toutes sortes de prélèvements fiscaux. En finance, on fait la distinction entre les impôts liés à l’activité opérationnelle, qui sont traités comme des charges d’exploitation, et l’impôt sur les sociétés, qui résulte du constat d’un bénéfice.

Instruments hybrides de financement

En anglais : Hybrid financing instruments

Les instruments de financement sont qualifiés d’hybrides si leurs caractéristiques relèvent en partie des capitaux propres, en partie de la dette financière. La meilleure illustration est l’obligation convertible en action(s) (OCA). Une OCA est, lors de son émission, une obligation, mais elle a vocation à être convertie ultérieurement en une ou plusieurs actions : elle passe, ainsi, du statut de dette financière à celui de capitaux propres.

Introduction en bourse ou mise en bourse ou IPO

En anglais : Initial public offering (IPO)

Afin d’améliorer sa structure financière, de valoriser l’investissement de ses actionnaires, d’accueillir de nouveaux investisseurs et / ou de permettre à certains investisseurs de se dégager, une entreprise va décider d’entrer en bourse, faisant ainsi appel à l’épargne publique. Cette opération est complexe, risquée et lourde de conséquences en termes d’information financière et de gestion de la relation avec les investisseurs. La communication financière joue, alors, un rôle significatif, non seulement au moment de l’introduction, mais avant cette dernière pour la préparer et après la mise en bourse afin de maintenir une relation de confiance avec les marchés, surtout si l’entreprise doit les mobiliser pour des émissions ultérieures.

Investissement

En anglais : Investment

On appelle investissement toute dépense immédiate qui générera des bénéfices dans le futur. C’est le décalage temporel entre la dépense et les bénéfices qui caractérise l’investissement. Ainsi, un projet de R&D, un séminaire de formation, l’achat d’une machine performante, une campagne de communication et l’acquisition d’une société sont des investissements. Certains investissements apparaissent dans le tableau de financement (acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles) et sont comptabilisés en immobilisations, d’autres sont passés en charges dans le compte de résultat. Un investissement est rentable si sa valeur l’emporte sur son coût de mise en œuvre. Le critère de la valeur actuelle nette traduit cette création potentielle de valeur. Les entreprises calculent, aussi, la rentabilité intrinsèque de l’investissement appelée taux interne de rentabilité. Une fonction critique du contrôleur financier est de mesurer le risque et les opportunités du projet au travers de l’analyse de sensibilité. On appellera, aussi, « investissement » la décision prise par un actionnaire ou un créancier financier de placer son argent dans une entreprise en échange d’une rentabilité minimale exigée.

L

LBO

En anglais : LBO

Un leverage buy-out est une opération d’acquisition financée par un montant significatif de dette financière. Cette dernière est plus ou moins risquée, suivant les garanties accordées aux différentes strates de créanciers. La « cible » doit générer une trésorerie suffisamment importante et stable pour que les créanciers financiers soient remboursés, capital et intérêts. Le montage d’un LBO relève de l’ingénierie financière la plus sophistiquée.

Levier financier ou D/CP

En anglais : Gearing

Le levier financier est le ratio le plus utilisé pour caractériser la structure financière de l’entreprise. Il est calculé en divisant l’endettement financier net (dettes financières à court et long terme, nettes de trésorerie) par les capitaux propres comptables (levier comptable) ou par la capitalisation boursière (levier de marché). Le ratio est utilisé dans le calcul du coût de capital (levier de marché) et dans la mesure de l’effet de levier (levier comptable).

M

Marge brute

En anglais : Gross margin (gross profit)

La marge brute, ou marge commerciale, traduit la rentabilité dégagée par l’activité industrielle de l’entreprise. Elle est calculée en déduisant du chiffre d’affaires le coût de revient des produits vendus. La marge brute se mesure en valeur absolue ou en pourcentage des ventes (taux de marge brute).

Market Value-Added (MVA)

En anglais : Market Value-Added (MVA)

La MVA traduit la différence entre la valeur des capitaux engagés et leur coût de revient comptable. On démontre que la MVA est la somme actualisée des résultats économiques générés par l’entreprise, ce qui conduit à la conclusion fondamentale suivante : la création de valeur provient de la croissance rentable et durable. Une MVA positive est équivalent à un Market-To-Book supérieur à l’unité.

Market-to-Book ou MTB

En anglais : Market-To-Book (MTB)

Le market-to-book se calcule en divisant la capitalisation boursière par les capitaux propres comptables, part du groupe. Il doit être supérieur à l’unité. En effet, les capitaux propres représentent l’investissement accumulé par les actionnaires. La capitalisation boursière est la valorisation de cet investissement. Si la valeur de l’investissement l’emporte sur le coût de revient, il y a potentiellement création de valeur, le MTB est supérieur à 1 et la market value-added est positive.

Maturité

En anglais : Maturity

Une dette financière est un contrat de mise à disposition de fonds pendant une durée limitée contractuelle. La maturité de la dette est le temps restant à courir entre le moment où elle est mesurée et sa date de remboursement. Lorsque le remboursement de la dette est échelonné dans le temps, le calcul de la maturité est plus complexe. On parle, alors, plutôt de « duration », qui résulte d’un calcul actuariel de maturité moyenne.

MEDAF pour Modèle d’Évaluation Des Actifs Financiers

Le MEDAF permet de calculer la prime de risque exigée par les actionnaires. Le modèle distingue le risque spécifique du risque systématique (risque de marché, non diversifiable). Le risque spécifique est éliminé par la diversification du portefeuille. Le risque systématique subsiste et doit être rémunéré. Le coefficient de risque systématique, le ß, mesure la sensibilité relative de la rentabilité financière de l’entreprise à l’évolution de l’économie. Comme il est pratiquement impossible de calculer ce coefficient, le modèle suggère de remplacer l’évolution de l’économie par l’évolution de l’indice boursier et la rentabilité financière de l’entreprise par sa rentabilité boursière.

Multiples ou comparables

En anglais : Multiples

La méthode des comparables permet de valoriser une entreprise en la comparant aux autres sociétés opérant dans le même secteur. Dans un premier temps, on calcule une série de ratios qui confrontent des valeurs boursières (capitalisation boursière ou valeur d’entreprise) avec des données comptables (résultat net, EBIT, EBITDA, chiffre d’affaires, capitaux engagés, capitaux propres). Ensuite, on tente de déterminer les ratios « pertinents » pour le secteur et l’on applique ces ratios à l’entreprise évaluée. La méthode des multiples permet d’évaluer la réceptivité de l’entreprise par le marché et doit, évidemment, être complétée par d’autres méthodes (actif net réévalué, méthode patrimoniale,…) et, notamment, une valorisation fondamentale, en actualisant les free cash-flows ou les dividendes.

N

Nominal

En anglais : Nominal

Au moment de sa création, une entreprise émet des droits de propriété (actions, parts sociales) qui sont vendus aux actionnaires fondateurs à leur valeur nominale (ou au nominal). Par exemple, si une entreprise a besoin de 100.000€ pour démarrer son activité, elle peut émettre 1.000 actions au nominal de 100€ par action (ou 10.000 actions au nominal de 10€, ou…). Chaque action représente un titre de propriété qui confère à son détenteur un droit sur la valeur de l’entreprise (un droit sur l’actif net social, pour être juridiquement et comptablement rigoureux !). Supposons qu’après deux années d’activité, l’entreprise doive faire appel, à nouveau, aux actionnaires pour financer une étape importante de sa croissance. Le besoin identifié est de 300.000€. Alors, elle va procéder à une augmentation de capital. Mais, pendant ses premiers mois d’activité, l’entreprise a vu sa valeur augmenter. En effet, son modèle de développement s’est crédibilisé, elle a convaincu ses premiers clients et, peut-être, dégagé ses premiers résultats positifs. Supposons que l’entreprise vaut, maintenant, 1 million d’Euros, chaque action vaut 1.000€, soit 1/1000ème de la valeur totale de l’entreprise. Chaque nouvelle action sera, donc, émise à cette valeur (ou à une valeur proche), car les actionnaires existants n’accepteront pas de « brader » leur patrimoine. En effet, toute nouvelle action a les mêmes droits qu’une ancienne (sauf exceptions …) et, donc, a la même valeur et le même prix d’achat. Ainsi, l’entreprise va émettre 300 nouvelles actions pour un prix unitaire de 1.000€ afin de récolter les fruits de l’augmentation de capital, à savoir les 300.000€ recherchés. Au niveau du bilan, ce montant va augmenter les capitaux propres, car il traduit un accroissement de l’investissement des actionnaires. Cependant, le montant total ne va pas augmenter le poste « capital social ». En effet, les nouvelles actions sont émises au même nominal que les anciennes, car elles ont les mêmes droits. Donc, le capital social va augmenter de 300 fois 100€, soit 30. 000€. Mais, les nouveaux entrants ont dû payer plus cher que les fondateurs pour disposer du même droit, ils ont dû payer une prime d’émission qui sera comptabilisée dans les capitaux propres aux cotés du capital social. Le bilan de l’entreprise va, ainsi, augmenter à l’actif de la trésorerie encaissée (300.000€) et, au passif, du même montant qui se retrouve dans les capitaux propres sous la forme de capital social additionnel (30.000€) et de primes d’émission (270.000€, soit la différence entre le prix payé -1.000€- et le nominal des titres -100€- multiplié par le nombre de titres émis -300-). Chaque nouvelle augmentation de capital se fera sur le même processus. On pourrait imaginer, ainsi, que le nominal d’une action ne change pas. En fait, ce chiffre va, éventuellement, évoluer au fur et à mesure d’un certain nombre d’évènements qui vont rythmer la vie de l’entreprise. Supposons, par exemple, que la valeur de chaque action devienne « trop » élevée, ce qui réduit la liquidité du titre en bourse (le prix de l’action la rend inaccessible au petit actionnaire). Alors, l’entreprise peut décider de diviser le nominal, par exemple par 10. Reprenons notre exemple : une action de nominal égal à 100€ va donner lieu à 10 actions de 10€ de nominal. La valeur de l’entreprise n’a pas été modifiée par cette transformation juridique et comptable, mais le nombre d’actions a été multiplié par 10 ; le cours de chaque action a, mécaniquement, été divisé par 10, ce qui rend le titre plus accessible, donc plus liquide. Ce long paragraphe était consacré au nominal d’une action. On parle, aussi, du nominal d’une obligation ou de tout titre financier pour lequel il constitue une sorte de valeur initiale de référence.

NYSE

En anglais : New York Stock Exchange or NYSE

Le New York Stock Exchange, situé sur Wall Street, est la première et principale place boursière des Etats-Unis. Créée peu après l’indépendance à la fin du 18ème siècle, elle a fusionné avec Euronext en 2007.

O

Obligataire

En anglais : Bondholder

L’obligataire est le détenteur d’une obligation, au même titre que l’actionnaire est le propriétaire d’une action.

Obligation

En anglais : Bond

Une obligation est un contrat qui lie un émetteur et un souscripteur. Le second met à la disposition du premier un montant d’argent contre rémunération périodique (coupon, autrefois matérialisé et détaché aux échéances contractuelles) et avec engagement de remboursement à date(s) fixe(s). Le mot « obligation » se traduit par bond en anglais, car bond signifie « lien » ou « engagement ». Lorsque la parole donnée, ou le nom, suffit comme engagement, on dit « my word ou my name is my bond », ce qui a inspiré un jeu de mots et une phrase mythique et chaque fois répétée dans des films d’actions bien connus : « my name is Bond, … ». Les principales caractéristiques du contrat obligataire sont le montant du contrat (nominal), sa durée de vie (maturité) et l’intérêt payé au souscripteur (coupon). Certaines obligations disposent, en outre, de caractéristiques complémentaires, par exemple la convertibilité en actions (obligation convertible).

Obligation convertible ou OCA ou OCEANE

En anglais : Convertible bond

Une obligation est dite convertible lorsque son détenteur dispose de la faculté de convertir ou non l’obligation en une ou plusieurs actions, pendant la durée de vie de l’obligation ou à l’échéance. La faculté de conversion a toutes les caractéristiques d’une option. L’obligation convertible est, donc, un instrument hybride de financement qui combine une obligation pure et une option encastrée. La prime d’option est payée par l’investisseur au travers d’une diminution du coupon par rapport au taux de marché des obligations « classiques ». Si l’obligation est convertible en actions, on parle d’une OCA ; mais, l’obligation peut être convertie en actions nouvelles ou échangeable contre des actions existantes. Il s’agit, alors, d’une OCEANE. De plus, l’obligation convertible peut être assortie de bons de souscription d’actions, ce qui lui confère le titre d’OCBSA. De fait, l’obligation convertible est un instrument d’ingénierie financière très souple et qui permet beaucoup d’innovations.

Option

En anglais : Option (or warrant)

Voir : option

Option réelle

En anglais : Real option

Nous avons défini l’option sur actif financier. Si l’on élargit la définition de l’option à la capacité de différer une décision, le concept d’option s’applique à de nombreuses décisions de management. Tout ce qui confère à l’entreprise une flexibilité peut être assimilé à une option, ainsi que tout ce qui lui permet de s’engager de manière réversible dans un processus d’allocation de ressources. Par exemple, le sous-endettement est une option, car il permet à l’entreprise de mobiliser d’importantes ressources financières afin de capturer une opportunité de croissance. De même, un projet de R&D peut être assimilé à un processus de création d’option. L’investissement additionnel réalisé dans une usine afin de pouvoir, sur la même ligne d’assemblage, fabriquer des produits différents en fonction de leur demande respective, confère à ce sur-investissement un caractère optionnel. Ces options ne s’appliquent pas sur des actifs financiers identifiés, on les nomme « options réelles » par opposition aux « options financières ». Il est particulièrement délicat de les valoriser, à l’exception notable de celles qui portent sur des actifs dont le comportement est proche des titres financiers, par exemple les droits à construire ou les droits d’extraction de ressources naturelles. Par contre, le concept d’option réelle est très fécond et permet de construire des grilles de lecture très riches d’enseignement et très utiles dans la prise de décision.

P

Parties prenantes

En anglais : Stakeholders

On désigne, en général, sous l’appellation de parties prenantes tous les acteurs qui concourent, de près ou de loin, à l’activité de l’entreprise. Au premier rang, on trouve les salariés, les fournisseurs et les prestataires de services, dont les banquiers et porteurs de créances financières. L’appellation englobe, aussi, l’État, les syndicats, etc… Les actionnaires ne sont pas parties prenantes et, traditionnellement, on distingue les shareholders des stakeholders. Ceci étant, on constate parfois, aujourd’hui, une assimilation des actionnaires qui deviennent une catégorie de parties prenantes, au même titre, par exemple, que les salariés de l’entreprise.

Passif

En anglais : Shareholders’ equity & liabilities

Le passif du bilan regroupe l’ensemble des ressources qui permettent à l’entreprise de financer son activité. On distingue les ressources financières (capitaux propres et dettes financières) des ressources d’exploitation générées par l’activité, comme le crédit fournisseurs. On distingue, aussi, les éléments du passif par maturités : les passifs à long terme sont regroupés dans les capitaux permanents, les passifs à court terme dans les passifs circulants.

Passif circulant

En anglais : Current liability

Le passif circulant rassemble, dans le bilan, l’ensemble des ressources opérationnelles et financières à court terme. On retrouve, ainsi, le découvert bancaire, le crédit fournisseurs, la TVA à payer ou les charges sociales en attente de paiement. La partie circulante du passif d’exploitation entre dans le calcul du besoin en fonds de roulement.

Payback ou durée de remboursement

En anglais : Payback

Un investissement se caractérise par un décalage temporel entre le moment où l’argent est dépensé et le moment où l’on recueille les fruits de l’investissement. Une sortie de fonds initiale est suivie par l’encaissement d’une succession de cash-flows annuels. Ces cash-flows permettent de rémunérer et de rembourser progressivement les ressources financières levées en vue de financer l’investissement initial. La durée de remboursement est le nombre minimum d’années d’exploitation de l’investissement permettant de rembourser cet investissement. Comme « rembourser » se traduit, en anglais, par « to pay back », la durée de remboursement est couramment appelée « payback ».

Performance financière

En anglais : Financial performance

Une société est performante si elle est capable grâce à son activité, de rémunérer les investisseurs qui ont placé leur fonds dans son activité. Concrètement, cela se traduit par une rentabilité opérationnelle qui l’emporte sur le coût des ressources financières, à savoir le coût de capital ou CMPC (voir résultat économique).

Politique financière

En anglais : Corporate financial policy

La politique financière d’une entreprise rassemble toutes les décisions relatives à son financement, au premier desquelles : augmentations de capital ou rachats d’actions, sélection du ratio d’endettement (levier financier) supposé optimal, mobilisation d’instruments hybrides de financement, politique de dividende.

Price/Cash flow

En anglais : Price/ Cash flow

Voir : Multiples

Price/Earnings ou PER ou P/E

En anglais : Price/Earnings or P/E or PER

C’est le multiple le plus « classique ». Il est obtenu en divisant le cours de l’action par le résultat net par action en circulation, c’est-à-dire les actions existantes non détenues par l’entreprise elle-même. Comme le résultat net constitue la rémunération de l’actionnaire, le P/E représente une sorte de payback.

Price/EBIT

En anglais : Price/EBIT

Voir : Multiples

Price/EBITDA

En anglais : Price/EBITDA

Comme le Price/EBIT, le Price/EBITDA est un multiple qui calcule la valeur des capitaux engagés, mais à part du profit « cash » d’exploitation, c’est-à-dire de l’EBIT avant amortissements, sachant que ces derniers ne génèrent aucune sortie de fonds.

Price/FCF

En anglais : Price/FCF

Ce multiple calcule la valeur des capitaux engagés à partir de la capacité de l’exploitation à dégager un cash-flow net, le Free Cash-Flow. Ce dernier peut se calculer de différentes manières. Fréquemment, on le trouve sous la forme de l’EBITDA dont on retire à la fois les investissements industriels (corporels et incorporels) et la variation du besoin en fonds de roulement. D’autres versions le calculent après avoir pris en compte la fiscalité, comme dans la méthode de valorisation classique par les FCF.

Price/Sales

En anglais : Price/Sales

Ce multiple calcule la valeur des capitaux engagés à partir du chiffre d’affaires.

Prime de risque

En anglais : Risk premium

Tout investisseur, actionnaire ou banquier, attend une rentabilité de son investissement qui rémunère l’immobilisation de ses capitaux pendant une période, courte ou longue suivant la maturité de l’investissement, à laquelle s’ajoute une prime qui le rémunère pour le risque que présente l’investissement et qui provient d’une différence potentielle entre la rentabilité dégagée et la rentabilité exigée.

Prime de Risque du Marché Actions ou PRMA

En anglais : Equity market risk-premium (EMRP)

La PRMA est la prime de risque moyenne exigée par l’actionnaire qui investit ses fonds dans un portefeuille diversifié d’actions. Cette prime varie historiquement suivant les marchés. Il est couramment admis qu’elle se situe, pour les marchés matures, entre 4% et 7%.

Primes d’émissions

En anglais : Premium

C’est le complément de prix qu’un investisseur doit payer par rapport au nominal de l’action lorsqu’il souscrit à une augmentation de capital.

Prix d’exercice ou EX

Le détenteur d’une option a le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix convenu appelé prix d’exercice lors de la conclusion du contrat d’option.

Profit / perte

En anglais : Profit (gain) / Loss

Une entreprise réalise un profit (respectivement une perte) lorsqu’elle vend un produit, un service ou un actif à un prix supérieur (respectivement inférieur) au coût de revient inscrit au bilan.

Provision

En anglais : Provision

Lorsqu’une entreprise clôture ses comptes en fin d’exercice, elle doit prendre en considération des dépenses et revenus dont elle connaît l’existence avant d’avoir reçu ou émis la facture correspondante. Elle fait, alors, une estimation plus ou moins précise qui entre en charge ou revenu dans le compte de résultat.

R

Rachat d’actions

En anglais : Share buyback or repurchase

Dans certaines conditions différentes suivant les pays, les entreprises ont le droit d’acheter leurs propres actions, puis de les conserver ou de les annuler. Elles procèdent à ce rachat d’actions après en avoir reçu l’accord des actionnaires par une majorité des deux tiers, et effectué la publicité, par exemple au travers d’une offre publique de rachat d’actions (OPRA). Cette opération peut répondre à des objectifs différents, notamment accroître le levier financier de la firme, modifier son actionnariat, restituer les capitaux en excès ou envoyer un signal au marché. Lorsque les actions ne sont pas annulées, elles apparaissent en déduction des capitaux propres (actions auto-détenues ou treasury stocks), car elles caractérisent une réduction de l’investissement des actionnaires. Dans cet état, elles perdent évidemment tout doit sur l’actif net social et tout droit de vote.

Rendement à maturité ou YTM

En anglais : Yield to maturity

Lorsqu’un investisseur achète des obligations, il peut les revendre avant leur terme ou attendre leur remboursement final. Le rendement à maturité est le taux de rentabilité dégagé par l’investisseur qui conserve l’obligation jusqu’à son terme.

Rendement attendu par l’actionnaire ou E(Rcp)

Comme tout investisseur, l’actionnaire attend un rendement de son investissement. Ce rendement attendu est la somme de deux termes, la contrepartie de l’immobilisation des capitaux, d’une part, la prime de risque, d’autre part. Cette dernière se calcule à partir d’une donnée historique (voir PRMA), multipliée par un coefficient (voir risque systématique et bêta) qui traduit le risque non diversifiable de l’actif.

Rentabilité

En anglais : Expected return on equity or E(ROE)

La rentabilité est un terme générique qui traduit le résultat ou le profit dégagé par unité de chiffre d’affaires ou de capital investi. On distingue deux principales catégories de ratios de rentabilité : la rentabilité commerciale (chiffre d’affaires) et la rentabilité des capitaux investis (capitaux propres ou capitaux engagés, pour l’essentiel).

Rentabilité commerciale ou ROS

En anglais : Return on sales (ROS)

Ce ratio mesure la proportion de résultat dégagé par une unité de chiffre d’affaires. Si les ventes apparaissent naturellement au dénominateur du ratio, le numérateur reflète les différents niveaux de résultat. Ainsi, on peut calculer la rentabilité de l’activité de production avec la marge brute, la rentabilité de l’exploitation avec l’EBIT (ou l’EBITDA si l’on cherche à se limiter au résultat cash) ou la rentabilité attribuable à l’actionnaire en prenant le résultat net (on divise la bottom line par la top line).

Rentabilité financière ou ROE ou Rcp

En anglais : Return on equity (ROE) or financial profitability

Ce ratio mesure le taux de rentabilité comptable dégagé par l’actionnaire. Il se calcule en divisant le résultat net attribuable à l’actionnaire par son investissement, à savoir les capitaux propres totaux.

Rentabilité opérationnelle ou ROCE ou ROIC

En anglais : Return on capital employed (ROCE)

Ce ratio est central en finance d’entreprise, car il mesure le résultat d’exploitation dégagé par chaque unité investie par l’entreprise dans son exploitation. On le calcule en divisant l’EBIT par les capitaux engagés. Le ROCE ainsi obtenu doit être suffisamment élevé pour rémunérer les investisseurs, actionnaires et créanciers financiers. On lui soustrait le coût de capital pour calculer le résultat économique et le taux d’intérêt de la dette financière pour évaluer l’effet de levier.

Réserves

En anglais : Retained earnings

Le résultat net dégagé par l’entreprise est la différence entre le chiffre d’affaires et la rémunération de toutes les parties prenantes. Il constitue la rémunération comptable des actionnaires qui décident souverainement, sur proposition du conseil d’administration, la part qui leur revient sous la forme de dividendes, le reste étant réinvesti dans l’entreprise pour financer son désendettement et / ou sa croissance. Cette partie réinvestie du résultat constitue un investissement réalisé chaque année par les actionnaires. Elle apparaît, donc, dans le poste du bilan qui recueille l’investissement accumulé par les actionnaires, c’est-à-dire les capitaux propres. Les réserves constituent, ainsi, le lien entre la rentabilité de l’entreprise et sa capacité à financer en interne la croissance de son activité (voir croissance admissible).

Ressources financières nettes

En anglais : Net financial resources

Afin de financer son exploitation, l’entreprise mobilise deux catégories d’investisseurs, les actionnaires et les créanciers financiers. Les ressources financières nettes se calculent en additionnant les capitaux propres et la dette financière dont on retranche la trésorerie. Ces investisseurs ont une caractéristique commune, ils attendent un retour sur leur investissement qui est mesuré par le coût de capital.

Résultat

En anglais : Earnings per share (EPS)

Dans le compte de résultat, l’entreprise décrit le résultat (produit moins charges) qu’elle a dégagée à chaque étape. Un résultat est un résidu, ce qui reste après avoir déduit des charges.

Résultat avant impôts ou EBT

En anglais : Earnings (or profit) before tax (EBT)

L’avant-dernier résultat du compte de résultat. La dernière charge à déduire est l’impôt sur les sociétés dans le cas souhaitable où ce résultat est positif.

Résultat d’exploitation ou EBIT

Le résultat d’exploitation traduit la capacité de l’entreprise à vendre au-delà du coût de revient d’exploitation avant de rémunérer les créanciers financiers, de payer l’impôt à l’État et, enfin, de rémunérer les actionnaires. Ce résultat est fondamental, car il sera rapporté aux capitaux engagés afin de calculer le ROCE et d’en déduire le résultat économique, vraie mesure de la rentabilité d’une entreprise.

Résultat économique ou RE

En anglais : Economic profit

Une entreprise est rentable si le résultat dégagé par son activité est supérieure à son coût de financement. L’activité dégage le résultat d’exploitation, déduction faite de l’impôt sur les sociétés. Le coût de financement est exprimé au travers du coût de capital, coût moyen pondéré des ressources financières. Le résultat économique est la différence entre le résultat d’exploitation net d’impôts et le coût du financement calculé en multipliant les capitaux engagés par leur coût moyen, le coût de capital. Il peut, aussi, être calculé par unité de capitaux engagés. Alors, on soustrait le coût de capital du ROCE net d’impôts. Une manière équivalent de calculer le résultat économique est de soustraire du résultat net le coût des capitaux propres obtenu en multipliant l’investissement des actionnaires (capitaux propres) par leur attente de rendement ( E(Rcp) ). Un résultat économique positif traduit le fait que les actionnaires ont retiré davantage de leur investissement que le minimum attendu pour rémunérer l’immobilisation des capitaux et la prise de risque. La société est, alors, performante et le résultat économique est un indicateur robuste pour mesurer, dans le long terme, la performance financière d’une entreprise ou d’une activité. Par contre, le résultat économique, utilisé en tant qu’indicateur permettant de mesurer la performance des managers, présente le danger d’inciter ces derniers à développer une attitude privilégiant le court terme au détriment de l’investissement et de la création de valeur à long terme.

Résultat financier

En anglais : Financial result

Ce résultat est la différence entre produits et charges financières, les premiers provenant du placement de la trésorerie et des revenus tirés des actifs financiers, les secondes étant la conséquence directe de la dette financière portant intérêt.

Résultat net ou EAT

Dernière ligne du compte de résultat, d’où son nom de bottom line, le résultat net se calcule en retirant du chiffre d’affaires l’intégralité des charges. Ces dernières traduisent la rémunération des parties prenantes, les stakeholders, qui sont rémunérées sur une base contractuelle (contrat de travail, contrat de dette, bon de commande, …). Les actionnaires sont rémunérés avec le résultat net, c’est-à-dire avec ce qui reste : ils bénéficient d’une rémunération résiduelle. Cette différence entre rémunérations contractuelle et résiduelle caractérise l’asymétrie entre parties prenantes et actionnaires, et montre pourquoi le risque pris par ces derniers est, de loin, le plus élevé.

Retour sur investissement ou ROI

En anglais : Return on investment (ROI)

Ce terme est assez général et connaît plusieurs interprétations différentes. Il est souvent utilisé par les entreprises pour mesurer la performance d’une division, en complément du ROCE, en retirant du dénominateur les immobilisations incorporelles comptabilisées au moment de l’acquisition, au premier rang desquelles le goodwill. Ainsi, le ROCE permet de mesurer la performance de l’investissement dans la division achetée, alors que le ROI reflète la performance industrielle de cette division sans prendre en compte son coût d’acquisition.

Revenu

En anglais : Revenue

L’entreprise tire des revenus de son activité principalement dans son activité commerciale (chiffre d’affaires), dans le placement de sa trésorerie en actifs financiers (produit financiers ou dividendes) et dans la cession d’actifs immobilisés (produits exceptionnels). Ces revenus sont, éventuellement, taxés en fonction du résultat qu’ils génèrent.

Risque

En anglais : Risk

Le risque est un mot clé en littérature financière. Un actif est risqué si la rentabilité qu’il dégage peut, éventuellement, être différente de la rentabilité attendue par l’investisseur. Le risque provient, donc, de la variabilité du rendement de l’actif. La mesure du risque est, traditionnellement, l’indicateur qui combine la probabilité d’obtenir une rentabilité différente de la rentabilité attendue et la différence, quand elle existe, entre rentabilité réelle et rentabilité attendue. Cet indicateur statistique est appelé l’écart-type. L’aversion au risque traduit le fait que les investisseurs sont disposés à prendre un risque, mais exigent une rémunération proportionnée au risque encouru. Le coût de capital prend en compte la prime de risque exigée par le banquier comme l’actionnaire. Comme la valeur d’un actif réside dans sa capacité à générer des flux de fonds actualisés au coût de capital, il est clair que la valeur d’un actif décroît avec son risque. Cependant, il existe un instrument dont la valeur est positivement corrélée à un risque, l’option. Cette dernière a une valeur positivement corrélée au risque de l’actif sous-jacent, car la possibilité d’exercer ou non l’option permet à l’investisseur de ne pas être pénalisé par le risque, mais de capturer les opportunités.

Risque de défaut, de faillite (banqueroute)

En anglais : Default risk (bankruptcy)

Si une entreprise n’est pas capable de faire face à ses engagements contractuels, elle tombe en faillite. Le risque de faillite est, donc, la probabilité de défaillance de l’entreprise, son incapacité à honorer les contrats passés avec les parties prenantes.

Risque de liquidité

En anglais : Liquidity risk

Lorsqu’une entreprise contracte une dette financière, elle s’engage à la rembourser à une date contractuelle. Le risque de liquidité traduit l’incapacité potentielle de l’entreprise à rembourser sa dette ou, au minimum, à la renouveler. Ce risque est, évidemment, proportionnel à l’endettement financier net de l’entreprise, à sa position de trésorerie netteet à son fonds de roulement..

Risque d’exploitation ou opérationnel

En anglais : Operating risk

Il s’agit d’un risque, donc d’une variabilité. Le risque d’exploitation se traduit par la variabilité du résultat d’exploitation (EBIT). Plus le risque d’exploitation est fort, moins l’entreprise est capable d’introduire des frais financiers dans son compte de résultat et plus sa capacité d’endettement est faible.

Risque financier

En anglais : Financial risk

Lorsqu’une entreprise décide de financer son activité en utilisant la dette financière, elle introduit dans le compte de résultat des charges financières qui sont des coûts fixes. Ces derniers constituent le risque financier qui s’ajoute au risque d’exploitation pour définir le risque total de l’entreprise. Le risque financier a un impact différencié suivant les investisseurs. La présence de charges financières accroît la probabilité de défaillance de l’entreprise et, au-delà d’un certain niveau d’endettement, va entraîner une augmentation du taux d’intérêt de la dette. Pour l’actionnaire, la situation est différente. Le premier Euro de dette génère des charges fixes supplémentaires qui auront un impact immédiat sur le risque systématique de l’entreprise, donc sur son bêta. La formule, qui donne le bêta d’une entreprise endettée en fonction du bêta de la même entreprise si elle était intégralement financée par les capitaux propres, est la formule d’Hamada et s’écrit : ßl = ßu * (1 + (1-Tis)*D/CP). Dans la formule, Tis représente le taux d’impôt sur les sociétés, D l’endettement financier net et CP les capitaux propres.

Risque spécifique

En anglais : Specific risk

À l’intérieur du risque total de l’entreprise, c’est-à-dire de la variabilité de sa rentabilité, on distingue deux types de risques, le risque spécifique et le risque systématique. Le risque spécifique correspond à un état de la nature susceptible de modifier la rentabilité d’une entreprise, mais qui peut disparaître par diversification. Par exemple, la recherche et développement est un risque spécifique pour l’industrie pharmaceutique, mais le gestionnaire d’actifs va mutualiser ce risque en investissant dans un portefeuille diversifié d’actions du secteur. Bonnes et mauvaises nouvelles en provenance des laboratoires de recherche vont, ainsi, se compenser dans le moyen terme. Ce risque est, aussi, appelé risque diversifiable et, comme il est éliminé par la diversification réalisée par un investisseur prudent et rationnel, ce dernier ne va pas en exiger une rémunération. Ce principe est à la base du MEDAF et du calcul du rendement attendu par l’actionnaire.

Risque systématique

En anglais : Systematic (or market) risk

Par opposition au risque spécifique, le processus de diversification ne fait pas disparaître le risque systématique. L’évolution de l’économie est le type même du risque systématique. Lorsque l’économie est prospère, tous les secteurs en bénéficient, à des degrés divers. Une crise économique, à l’opposé, va pénaliser tous les secteurs, là encore à des degrés divers. Le risque systématique d’une entreprise est la sensibilité relative de cette entreprise à l’évolution de l’économie. Ce risque n’est pas diversifiable, car il est impossible, par exemple, d’identifier un secteur qui bénéficie d’une crise ou, à l’inverse, un secteur pénalisé par la prospérité de l’économie. Le coefficient de sensibilité est appelé coefficient de risque systématique ou bêta.

Rotation des capitaux (engagés ou investis) ou ATO

En anglais : Assets turn-over (ATO)

Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à générer du chiffre d’affaires à partir des capitaux investis dans l’activité. Il se calcule en divisant les ventes par les capitaux engagés. Ce ratio est inférieur à l’unité dans les secteurs à forte intensité capitalistique (investissement immobilier, transport maritime, ciment) et très élevé dans les secteurs qui consomment peu de capitaux (distribution, applications informatiques).

S

Seuil de rentabilité ou point mort

En anglais : Breakeven

Lorsqu’elle vend ses produits et services, l’entreprise dégage une marge sur coût variable unitaire égale à la différence entre le prix de vente et le coût variable unitaire. Cette marge est, aussi, appelée contribution. Le point mort est atteint lorsque l’entreprise a vendu suffisamment d’unités pour que la contribution accumulée couvre intégralement les frais fixes. Le seuil de rentabilité se calcule en divisant les coûts fixes totaux par la marge sur coût variable unitaire.

Signal

En anglais : Signal

L’entreprise n’a ni le droit ni l’intérêt de communiquer des informations confidentielles aux marchés. Par exemple, elle sera discrète sur le détail de ses projets de recherche et développement, et totalement muette sur ses projets d’acquisition. Cet état de fait est bien connu en microéconomie sous le nom d’asymétrie d’information. Or, l’entreprise doit conserver un contact permanent avec les marchés, rôle fondamental dévolu, entre autres, à la communication financière. La politique financière de l’entreprise participe, aussi, à cette communication, car certaines décisions sont très porteuses de sens et font l’objet d’une interprétation par les marchés. Un signal très fort est l’évolution du dividende, notamment la variation de son taux de croissance, qui peut annoncer une évolution attendue dans le futur de son résultat net. Le rachat d’actions constitue, aussi, un signal, mais son interprétation peut être différente suivant les observateurs : certains considéreront que le conseil d’administration est persuadé de la sous-évaluation du cours de l’action par le marché, d’autres y verront un aveu d’impuissance de l’entreprise qui restitue les fonds aux actionnaires par manque de projets d’investissement rentables. Enfin, une augmentation de capital, notamment à l’occasion d’une acquisition ou d’un investissement majeur, peut être perçue positivement comme la mise en œuvre d’une flexibilité financière agressive ou, négativement, comme l’aveu d’une inquiétude sur la pertinence du prix payé.

Stock

En anglais : Inventories

Dans son processus de production, l’entreprise constitue des stocks de matières premières, d’en-cours de production, de produits semi-finis et de produits finis, afin d’être capable de servir le client au moment où ce dernier exprime son intention d’achat. Les stocks sont comptabilisés dans le bilan à leur coût de revient historique et au niveau des actifs circulants. Leur réduction est un enjeu majeur d’amélioration de la performance opérationnelle et financière des entreprises.

T

Tableau de financement

En anglais : Cash flow (or funds flow) statement

Le bilan présente une photo instantanée de l’entreprise à dates régulières. Le compte de résultat traduit la capacité de l’entreprise à vendre à un prix supérieur au coût de revient total. Mais, l’entreprise doit produire un troisième document, le tableau de financement, qui décrit l’évolution de la trésorerie de l’entreprise comme conséquence de sa politique d’investissement et d’acquisition, et de la contribution respective des fonds générés en interne (cash-flow d’exploitation) et des apports externes (actionnaires et créanciers financiers) dans le financement. Il comprend trois parties : le cash-flow d’exploitation, les flux consacrés aux investissements et à la croissance externe, et la relation financière avec les actionnaires (paiement de dividendes, émission ou rachat d’actions) et les créanciers financiers (augmentation ou remboursement de la dette, évolution de la position de trésorerie nette).

Tables financières

En anglais : Financial tables

Les tables financières sont utilisées pour valoriser les actifs par la méthode des cash-flows actualisés. Elles donnent la valeur actuelle d’un Euro généré dans N années et actualisé à X% ainsi que la valeur actuelle d’une annuité d’un Euro généré pendant N années et actualisé à X%.

Taux de conversion

En anglais : Conversion rate

Une obligation convertible en actions peut, comme son nom l’indique, être convertie en un certain nombre d’actions. Le taux de conversion est le nombre d’actions que l’on obtient en échange d’une obligation lorsque l’on exerce le droit de conversion.

Taux de distribution

En anglais : Dividend payout (ratio)

Le résultat net dégagé par une entreprise appartient à ses actionnaires qui vont décider en assemblée générale ordinaire et sur proposition du conseil d’administration la partie de ce résultat qui leur sera restituée. La proportion du dividende payé aux actionnaires par rapport au résultat net qui leur est attribuable est appelée « taux de distribution ». Ainsi, une entreprise va distribuer, par exemple, la moitié de son résultat. Le reste sera réinvesti et incorporé aux réserves. Le taux de distribution est la conséquence de la politique financière de l’entreprise et dépend considérablement de la croissance de l’entreprise.

Taux d’actualisation

En anglais : Discount rate

On utilise un taux d’actualisation pour calculer l’équivalent financier aujourd’hui d’un flux de fonds généré plus tard. Le taux d’actualisation permet, ainsi, de calculer une valeur actuelle ou valeur actualisée de cash-flows futurs. Le taux utilisé représente le coût de financement de l’actif qui génère les flux. Par exemple, on utilise le coût de capital pour actualiser les cash-flows générés par un investissement, le CMPC représentant le coût moyen pondéré des ressources financières qui ont permis de financer cet investissement.

Taux d’intérêt

En anglais : Interest rate

Un taux d’intérêt représente un coût rapporté par unité de temps et par unité monétaire. Le taux d’intérêt de la dette financière est le « loyer » payé par l’emprunteur au préteur pendant la période considérée, le jour, la semaine, le mois ou l’année. Le coupon payé par l’entreprise ou l’État au porteur d’obligation représente la rémunération qui lui est octroyée en échange de l’immobilisation des capitaux et de la prise de risque.

Taux interne de rentabilité ou TIR

En anglais : Internal rate of return (IRR)

Mathématiquement, le TIR est le taux d’actualisation qui annule la Valeur Actuelle Nette d’un investissement. Il traduit, en fait, la rentabilité économique intrinsèque de cet investissement. Si le TIR est supérieur au coût de capital, le projet est rentable, car il dégage une rentabilité supérieure à son coût de financement. Dans le cas inverse, le projet n’est pas rentable et détruit de la valeur. Le TIR est un puissant instrument de communication, mais il présente des difficultés techniques (TIR multiple, par exemple) et un danger majeur provenant de l’hypothèse de réinvestissement des cash-flows intermédiaires au taux interne de rentabilité.

Terme (long / court)

En anglais : Term

Le terme traduit la fin de vie d’un actif ou d’un contrat. Le terme d’une dette est sa date de remboursement. On parle de dette à court terme lorsque le remboursement doit intervenir avant une année et de dette à long terme au-delà.

Trésorerie

En anglais : Cash & cash equivalents

On rassemble sous le vocable trésorerie tous les actifs liquides et immédiatement mobilisables par l’entreprise pour faire face à ses échéances. Sont considérés comme de la trésorerie, notamment, les valeurs mobilières de placement à court terme (billets de trésorerie), les instruments du type SICAV de trésorerie, le solde bancaire positif.

Trésorerie nette

En anglais : Net cash position

On confronte souvent la trésorerie active et son « homologue » au passif, la dette financière à court terme. La différence entre trésorerie active et dette financière à court terme est appelée « trésorerie nette » qui, lorsqu’elle est négative, peut se traduire par un risque de liquidité pour l’entreprise.

V

Valeur actuelle nette ou VAN

En anglais : Net present value (NPV)

La VAN mesure la création de richesse générée par une décision d’investissement. Elle se calcule en déduisant de la valeur de l’investissement son coût de revient de mise en œuvre. La valeur de l’investissement provient de sa capacité à dégager des flux de fonds actualisés au coût de financement, le coût de capital. Appelée aussi goodwill, une VAN positive traduit une création de valeur, car elle montre que l’investissement a rapporté plus que ce qu’il avait coûté .

Valeur de marché

En anglais : Market value

En finance, on utilise fréquemment la valeur de marché d’un poste de bilan, plutôt que sa valeur comptable. Par exemple, pour calculer le coût de capital, il est préférable d’utiliser la valeur de marché des capitaux propres, car la capitalisation boursière représente l’investissement réel des actionnaires et non leur investissement historique. Si l’entreprise décide d’utiliser sa trésorerie excédentaire pour restituer des fonds aux actionnaires, elle procédera à un rachat d’actions qui s’effectuera au cours de bourse, à la valeur de marché de l’action, et non pas à la valeur comptable qui traduit leur investissement historique. Une valeur de marché supérieure à une valeur comptable traduit une création de valeur : le goodwill constaté lors d’une acquisition est la différence entre le prix payé pour un actif et son coût de revient historique.

Valeur des capitaux engagés ou enterprise value ou EV

En anglais : Enterprise value (EV)

Pour calculer la valeur des capitaux propres et, partant, d’une action, on utilise souvent une étape intermédiaire qui consiste à évaluer l’outil d’exploitation de l’entreprise. Cette dernière a investi des fonds dans son activité économique (capitaux engagés). La valeur des capitaux propres est la différence entre la valeur des capitaux engagés et la valeur de la dette financière nette qui finance l’entreprise au côté de l’actionnaire.

Valeur fondamentale

En anglais : Fundamental value

Il existe deux approches de valorisation d’une entreprise. On peut, tout d’abord, considérer qu’elle ne vaut que ce qu’un investisseur est prêt à payer pour l’acquérir : c’est la méthode des multiples ou des comparables. Il est, aussi, possible de recherche sa valeur fondamentale, c’est-à-dire sa capacité à dégager des flux de fonds. La valeur fondamentale des capitaux engagés réside dans leur capacité à dégager des free cash-flows. La valeur fondamentale des capitaux propres réside dans leur capacité à verser des dividendes. On aboutit, ainsi, aux deux méthodes de valorisation fondamentale, la méthode des Free Cash-Flows actualisés et la méthode des dividendes actualisés.

Valeur future nette ou VFN

En anglais : Net future value

La valeur actuelle nette (VAN) mesure la création de valeur générée par l’investissement en monnaie courante, en Euros du jour où l’investissement est mis en œuvre. La valeur future nette mesure cette même création de valeur, mais en se positionnant à la fin de la vie de l’investissement. On obtient la VAN en divisant la VFN par un facteur d’actualisation, à savoir 1 plus le coût de capital à la puissance n, ce nombre représentant la durée de l’investissement.

Valeur intrinsèque et valeur temps

En anglais : Intrinsic value, time value

La valeur d’une option est la somme de deux termes. Le premier, valeur intrinsèque, est le profit éventuel que le détenteur de l’option pourrait dégager en exerçant immédiatement son option (exemple : un option d’achat dans laquelle le prix d’exercice est inférieur au cours de l’actif sous-jacent). Lorsque la valeur intrinsèque est strictement positive, on dit que l’option est « dans la monnaie » (in the money). Lorsque cours de l’actif et prix d’exercice sont égaux, la valeur intrinsèque est nulle et l’option est dite à la monnaie » (at the money). La troisième possibilité est qu’il n’y a pas égalité entre cours et prix d’exercice, et que l’exercice de l’option ne dégagerait que des pertes : l’option est dite « hors la monnaie » (out of the money) (exemple : option d’achat dans laquelle le prix d’exercice est supérieur au cours du sous-jacent). Le second terme est la valeur temps. Beaucoup plus difficile à quantifier, il provient du fait qu’entre le moment où l’on valorise l’option et sa maturité, il y a une plus ou moins grande incertitude quant à son statut définitif, exerçable ou non. Cette incertitude diminue, évidemment, lorsque l’on se rapproche de la maturité de l’option et la valeur temps est nulle à maturité. De plus, cette incertitude est à son niveau maximal lorsque le cours du sous-jacent est égal au prix d’exercice : la valeur temps est maximale lorsque l’option est « à la monnaie ».

Volatilité

En anglais : Volatility

La volatilité est le fondement du risque. Le rendement dégagé par une obligation d’État ne présente aucune volatilité, elle est indépendante de l’évolution de l’environnement, ce qui confère à cet actif le statut d’actif sans risque. Tout autre actif verra sa valeur, sa rentabilité, évoluer en fonction de l’environnement : cette variabilité traduit une volatilité qui est l’essence même du risque. L’indicateur classique de mesure de la volatilité est l’écart-type qui, en statistique, quantifie l’écart moyen entre les valeurs prise par une variable aléatoire et sa valeur moyenne.