Le cours du titre Tiffany s’est bien aligné sur ce qui semble être la fin de l’histoire, à savoir un rachat de la fameuse boite bleue par LVMH pour $131.5 par action au lieu des $135 initialement prévus.
Cette révision à la baisse est consécutive à un début de bataille juridique, LVMH invoquant le gouvernement français et les modifications de l’environnement, Tiffany arguant du fait que LVMH ne respectait pas ses engagements.
Le cours de Softbank a positivement réagi à l’annonce de la vente de sa filiale à 100% Arm, société leader du domaine des composants électroniques, achetée par Nvidia pour 40 milliards de dollars.
Dans le vidcast de janvier, nous avions déjà salué la virtuosité financière de Masayoshi Son, mais questionné son talent d’industriel. La cession de Arm ne lève pas cette interrogation.
Au-delà du simple calcul financier, qu’en est-il de l’ambition industrielle de Softbank ?
Au cours des 20 dernières années, la tendance de l'industrie est de se concentrer sur quelques "catégories à forte croissance et à marge élevée", ce qui renforce les valeurs des entreprises en matière de nutrition plus saine, de meilleure durabilité, etc.
La diversification va-t-elle équilibrer l'accent mis sur la catégorie ? Est-ce que cette diversification, actuellement qualifiée de complexité, va redevenir un signe de beauté ?
Habituellement, les firmes de biotechnologie développent des médicaments pour les porter en phase 1 ou 2, souvent avec l’aide financière des grands firmes pharmaceutiques, puis sont rachetées par ces mêmes firmes en cas de succès. Au contraire Moderna a l’ambition claire de conserver son indépendance, en se dotant même de son propre outil industriel.
Le 22 avril, la société annonçait une prise de participation dans Jio, la filiale de télécommunications du conglomérat indien Reliance (propriétaire du plus vieux magasin de jouets au monde, Hamleys…), dont la valeur boursière avoisine 115 milliards de dollars.
Le 14 février dernier, Carnival Corporation & Plc affichait un cours de bourse de $49 pour une capitalisation boursière de plus de 33 milliards de dollars. Mais, à l’évidence, l’activité de croisiériste est particulièrement mise à mal par la pandémie
Mobiliser la finance pour parler du traitement d’une pandémie comme la COVID-19 peut apparaître dérisoire, mais les conclusions qu'on peut en tirer ne le sont pas. Pour les pharmas, il faut dépasser la seule prise en compte de bénéfices identifiés dans l’allocation des ressources, surtout dans l’investissement immatériel (technologie, compétences, etc.).
Le phénomène le plus remarquable dans l'ascension financière de Zoom est constaté depuis 7 semaines environ. L’évolution du COVID19 n’a pas encore produit ses effets sur les places boursières, la chute des bourses ne démarrant que le 21 février. Par contre, Zoom va voir son cours progresser de $70 le 27 janvier pour atteindre un pic de $125 le 5 mars, avant de retomber à $107 le 13 mars. Isolement forcé ou volontaire, télétravail et limitation des contacts ont montré le formidable outil que constituait la vidéoconférence et Zoom, parmi d’autres, a conquis sa crédibilité d’affaires auprès des clients comme des marchés.
Avec plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière, Toyota arrive en tête du secteur automobile, loin devant la firme allemande VAG qui produit un peu plus de véhicules (10.8 millions, par rapport à 10.7 pour Toyota) mais dont la valeur boursière dépasse à peine 90 milliards. VAG était numéro 2 jusqu’à début décembre 2019. Alors, le cours de bourse de Tesla était de $336, ce qui représentait une capitalisation de 60 milliards de dollars.
Le 15 août dernier, Harry Markopolos, lanceur d’alerte bien connu prédisait la fin prochaine de General Electric dans un rapport intitulé « General Electric, a bigger fraud than Enron ». Le papier a causé beaucoup de remous mais ne semblait être que quelques ronds dans l'eau.